Category Archives: Société

La belle affaire des médias

Non non non je ne vais pas vous parler de l’histoire DSK. Il y a suffisamment d’encre qui a coulée ou de pixels affichés pour les médias numériques. Nous vivons dans le siècle de l’information, de la communication. L’information circule plus que dans la passé, est-ce bon ? Est-ce mauvais ? Cela améliore-t-il la transmission de messages importants ? Tel n’est pas le but de l’histoire d’aujourd’hui. L’idée est de montrer que bien souvent, l’accès à l’information trop rapide, non vérifié sert la désinformation du public mais aussi fait l’affaire des médias quel que soit leur format. Je vais donc tout simplement vous illustrer mon propos par un petit exemple via une photo. Je ne sais pas si celle-ci est arrivée jusqu’en Europe mais elle a fait le tour de l’Amérique du Nord.

Le contexte

Boston renoue avec son passé

Boston renoue avec son passé

Mercredi soir dernier avait lieu la finale de la Coupe Stanley. Cette coupe est remise à l’équipe de NHL qualifiée pour les play-offs qui aura triomphé des autres équipes. Ces play-offs se déroulent chaque année à la fin des championnats en Amérique du Nord dans divers sports (hockey, basket…). Les 16 meilleures équipes sont qualifiées pour s’affronter, chaque vainqueur rencontrant le vainqueur d’un autre match et cetera jusqu’à la finale. Chaque tour se joue au meilleur des 7 matchs. La finale confrontait les Bruins de Boston aux Canucks de Vancouver. Les deux équipes ayant gagné les matches disputés devant leur public, à égalité 3-3, l’ultime match de la saison se déroulait à l’arena de Vancouver. A la fin de cette rencontre, les Bruins remportaient un nouveau trophée dans un match à sens unique, privant ainsi une nouvelle fois un club canadien de la victoire prestigieuse qu’est la Coupe Stanley.

Des émeutes

Cela a surpris le monde entier au lendemain de la finale. Des émeutes ont eu lieu à la suite de cette défaite dans les rues de Vancouver. Il n’y a que des dégâts matériels fort heureusement, les vandales s’attaquant à des édifices publiques ou des voitures de police. Un couple australo-canadien s’est retrouvé au milieu de ces confrontations. Voici la photo qui a été publié en boucle par les médias.

Un baiser mystérieux au milieu des émeutes de Vancouver

Un baiser mystérieux au milieu des émeutes de Vancouver

On y voit un couple en train de s’embrasser à même le sol avec des policiers anti-émeute en fond. Les versions racontés par les médias diffèrent énormément de la version des intéressés qui ont livré leur témoignages deux ou trois jours après.

Les médias ont parlé de messages de paix, d’un couple qui s’est volontairement allongé sur le sol et s’est embrassé pour envoyer un message. Leur courage a été mis en avant…

La vérité diverge quelque peu. Ce couple n’était dans cette rue que par hasard, et a été coincé par les confrontations, un peu à l’image de civils coincé entre les combats de deux armées dans une guerre urbaine. Ils ne se sont pas mis au sol volontairement. Ils y ont été forcé par la charge des forces de l’ordre. Apparemment choquée, son petit ami a tenté de la calmer en l’embrassant. D’ailleurs cette scène n’a duré que très très peu de temps. Les clichés ont été pris par un reporter indépendant qui a du partir juste après les avoir prises.

Bien entendu certains points coïncident entre les différentes versions de l’histoire mais cela montre bien à quel point les médias mettent parfois le paquet sur un fait divers qui au final se termine en eau de boudin. Cependant il est vrai que cette photo est magnifique.

Les chutes de neige de New York résumées en 40 secondes

En allant à un entrainement de hockey avec un ami, je lui disais hier que l’hiver est particulièrement neigeux cette année à travers le monde. La France n’a pas été épargnée par la neige. Il faut semble-t-il remonter 25 ans en arrière pour retrouver un hiver avec autant de neige. L’Asie a également eu sa part au début du mois de décembre.

La côte Est des Etats-Unis a subi une tempête de neige ces derniers jours. Dans ce cas là, on peut réellement parler de tempête de neige dans la mesure où il est tombé par endroit entre 25 et 70 cm de neige en 20 heures. On notera la différence avec chez nous. On annonce une tempête de neige pour 5 ou 10 cm de neige. Heureusement pour eux, cette région est particulièrement bien équipée mais surtout préparée et habituée à composer avec la neige.

Cette dernière tempête restera tout de même exceptionnelle à cause de sa rapidité. Pour montrer cela, un américain s’est amusé à photographier l’évolution de la tempête de neige. La vidéo ci-dessous ne dure que 40 secondes, mais elle a été créée à partir de photos prises toutes les 5 minutes sur une durée de 20 heures. Je vous laisse regarder c’est impressionnant.

La prochaine évolution de la loi Evin

En nous baladant dans le campus universitaire, nous sommes tombés sur la photo ci-dessous. En la voyant je me suis rappelé que le Canada a toujours plusieurs années d’avance en matière de choix de sociétés. Depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics, les fumeurs s’entassent aux sorties d’immeubles, de bureaux, de métros pour allumer leur cigarette. Le problème est que du coup tout le monde en prend plein la tête dès lors que l’on passe par des endroits. Cela fait un petit moment que ce problème commence à me gêner, et s’il me gêne je ne dois pas être le seul…

Panneau à la sortie de Polytechnique

Qui veut faire un pronostic quant à une date d’arrivée en France ? Qui se lance ?

Vers un revenu maximum ?

Depuis de nombreuses années, une grande partie de sociologues décrivent le comportement des français vis-à-vis de l’argent comme malsain. Les français auraient un problème lié à l’argent. Il est assez facile de le constater en écoutant les déclarations faites ici et là. Les français veulent toujours en gagner plus tout, et crie en permanence au scandale pour les salaires des patrons, de certains sportifs, de certains peoples… tout en cachant ce qu’ils gagnent pour ne pas passer dans la catégorie de ceux qui gagnent trop.

Pour s’en convaincre un peu plus, il suffit pourtant de comparer nos comportements à ceux d’autres peuples. Et là malheureusement on constate bien que les anglo-saxons diffèrent complètement sur ce point. Dans les pays du nord de l’Europe ainsi qu’en Amérique du Nord il n’est point tabou de discuter d’argent, d’évoquer le salaire des salariés, patrons… Des amies peuvent discuter argent sans que cela pose de réels problèmes.

En zappant je suis tombé ce matin sur un débat autour de l’équipe de France sur la chaîne LCP. On pouvait entendre un politique dire en gros « Domenech gagne trop d’argent ». On peut être d’accord ou non, là n’est pas mon point. Cela n’a été dit qu’à demi mot, mais l’argument avancé, en lisant à travers les lignes, était que l’entraîneur avait failli à sa mission, qu’il ne méritait donc pas son salaire et qu’on ne devrait pas le lui verser.

Ce genre de discours est à mon sens très dangereux. Comment pourrait-on justifier le droit ou non de verser un salaire ? Il ne s’agit ici pas de primes qui sont soumises à une négociation et un choix de la part de l’employeur, mais bien de salaires. Le principe même d’un salaire est l’obligation de le verser. Si un employeur souhaite ne plus verser de salaires, des procédures existent qu’on appelle le licenciement.

J’en viens au titre de cet article. Hier soir alors que je regardais la rediffusion de « C dans l’air », j’ai été choqué d’entendre une notion défendu par un représentant du mouvement politique « Europe Ecologie ». J’en ai tellement été choqué que j’ai du mettre deux heures à m’endormir. Cette notion est tout simplement le principe de revenu maximum. Une fois de plus nos chers politiques s’appuient sur des abus d’une partie minoritaire du système pour faire passer leurs propositions. Même si je suis plutôt opposé à la mise en place de cette restriction, ce n’est pas tant le principe même de revenu maximum qui m’a choqué mais plutôt le niveau de celui-ci.

On entend de plus en plus la notion de « x fois le smic ». C’est donc ainsi que le revenu maximum serait définis. Les valeurs proposées lors de l’émission hier était de 8 à 10 fois le SMIC. Pour transposer en euros, cela correspond environ pour l’année 2010 à 10800€ ou 13500€ brut par mois. Comment peut-on vouloir limiter à de telles valeurs ? La très très très très très très très très très très très grosse majorité des gens qui seraient concernés gagnent leur vie honnêtement sans abuser du système. De plus dans une entreprise, les salaires augmentent en fonction du poste. Cela signifierai qu’une entreprise gagnant de l’argent aurait une grille de salaire allant de une fois le SMIC à 10 fois le smic pour le patron par exemple. En fonction du nombre de niveau au sein de l’entreprise il serait facile de savoir qui gagne combien. Vous êtes à tel poste donc votre salaire est de tant et c’est tout.

Quid de ceux qui gagnent plus de dix fois le SMIC ? Que fait-on de leurs salaires ? Si les entreprises ne peuvent pas légalement les payer plus, cet argent restera dans leurs caisses pour financer l’investissement ou favoriser la rentabilité. Et qui en profiterait ? Les actionnaires… c’est à dire une faible partie de la population. De plus il faut arrêter de cracher sur les gens qui gagnent de l’argent car l’énorme majorité d’entre eux paient leurs impôts, font tourner l’économie, créent des emplois de services.

Tout le monde sait ce qu’est « La fuite des cerveaux ». Aujourd’hui nous sommes dans une société de l’information et de la connaissance. Pour ce faire, les entreprises ont besoin d’emplois qualifiés. La compétence se paie. Une telle mesure ne ferait que faire encore plus fuir les employés qualifiés vers l’étranger.

Le revenu maximum tel que proposé, c’est une mise à niveau générale vers le bas qui aurait de graves répercussions sur notre économie…

La palombière

J’adore ce sketch. C’est juste impossible de ne pas rire quand on l’écoute. La vidéo ci-dessous vous permettra d’écouter la chronique radio faite par Tonton Christobal sur Sud Radio. Les images sont rigolotes, mais le texte est hilarant.

Le plus drôle avec tout çà, c’est qu’il y a une grosse part de vérité dans cette histoire…

12h07
12h08
12h09
12h11
12h12
Je me demande pourquoi yen avait pas à 12h10…

17h63 : je sais plus où j’en suis ou alors c’est ma montre qui déconne
17h84 : çà doit être ma montre, c’est surement ma montre qui déconne
25 heures trente douze

Geeks, nerds, dorks : Connaissez-vous la différence ?

« Geek » est un mot qui est apparu ces dernières années. Il est de plus en plus utilisé, souvent à tout va. Certains ont peut être déjà entendu le terme « nerd » et à mons avis très peu sont ceux qui ont déjà entendu parler de « dork » ou de « dweeb ». Voici un petit schéma permettant d’expliquer le sens de chacun de ces termes.

Connaissez-vous la différence ?

Connaissez-vous la différence ?

Objectif : 30% de boursiers dans les grandes écoles

Le gouvernement a annoncé il y a quelques jours vouloir augmenter le nombre d’étudiants boursiers dans les grandes écoles. L’objectif semble être de 30%. Aussitôt a-t-on dit que des barrières se levaient chez les responsables des grandes écoles. Leurs dirigeants qui sont plutôt contre cet objectif ont bien entendu été traité d’élitistes.

Vouloir augmenter le nombre de boursiers dans les grandes écoles est en soi une très bonne chose, le problème ne réside pas dans l’idée. Le problème vient de la volonté politique d’obliger les grandes écoles à y arriver. Cette volonté se heurte aux principes même des concours pour entrer dans les grandes écoles. Ces concours jugent les élèves les uns par rapport aux autres sans prendre en compte un seul instant leur qualité de boursier ou non. Ces concours jugent d’un niveau qui est demandé. L’entrée ne se fait pas sur des critères de races, de familles ou autres. L’entrée dans une grande école se fait sur un niveau, plus ou moins élevé selon chaque établissement. Ces concours sont des épreuves jugeant le travail accompli sur les deux voire trois années de prépa.

Ainsi comment pourrait-on obtenir de tels quotas tout en conservant l’égalité des élèves dans ces concours. Accéder aux grandes écoles est un des éléments permettant l’ascenseur social. Comme le disait très bien un étudiant boursier d’origine maghrébine de parents ouvriers qui est passé par Polytechnique, le problème n’est pas les concours ou les grandes écoles. Le problème vient du manque de moyen et d’information pour une partie de la population. Le problème est donc largement en amont des grandes écoles. Pour se présenter aux concours, il faut passer par deux années de classes préparatoires. L’accès à ces classes se fait sur dossier, tout simplement en fonction des notes obtenues au lycée. Seulement pour déposer une candidature à une classe préparatoire il faut savoir qu’elles existent, ce qui n’est pas le cas d’une grosse partie de la population pourtant dans la capacité d’y accéder. Quand le gouvernement parle de boursiers, il est évident que les classes populaires sont ciblées.

L’objectif devrait donc plutôt être d’augmenter les chances de certaines catégories de la population française. L’accès à ces grandes écoles doit rester sur le modèle du mérite, du travail fourni pendant deux ans. Il y a donc à mon avis deux possibilités pour augmenter ce pourcentage. La première est d’augmenter la barre au delà de laquelle les bourses ne sont plus accessibles. Cela resterait pour moi de la bidouille de chiffre et ne remplirait pas l’objectif d’ascenseur social. La deuxième est de donner plus de moyens à plus de gens. Il faut tout simplement augmenter le nombre de boursiers et mieux les orienter; et on verra rapidement augmenter à moyen terme le nombre de boursiers intégrant les grandes écoles.

Jusqu’où ira-t-on ?

Voici la dernière invention française dans un conflit salariés-direction. Tout ceci a commencé par les séquestrations. S’en sont suivies le début des menaces sur les biens/stocks des entreprises. Et voila aujourd’hui qu’on envoie des menaces qui ne concernent même plus l’entreprise. A quoi peut bien servir une telle menace si ce n’est à attirer l’attention des médias ? Comment peut-on croire qu’une telle menace va avoir la moindre influence lors d’une prise de décisions ?

C’est une menace et il faut que ça le reste.

Je comprends tout à fait que chaque personne subissant un plan social dans son entreprise souhaite alerter les médias dans le but d’obtenir une meilleure couverture et donc (tout dépend du point de vue) de meilleures compensations. Cependant il faut aussi savoir être crédible dans une négociation. Perdre sa crédibilité ne peut que nuire à une des parties. Quel peut franchement être l’impact d’une telle menace ? L’entreprise n’y perdra que son stock de produits. Non seulement les employés responsables iront en justice mais en plus ce sera à la collectivité de payer les dégâts et ce pour des décennies…

Au delà de çà, jusqu’où irons-nous ? Quelles menaces inventerons-nous pour faire peur, pour attirer l’attention ? En continuant à incrémenter le niveau de menace, cela ne pourra que mal finir…

Source Le Monde.fr

Pousser à la consommation et l’endettement

Il y a quelques temps Emilie et moi sommes allés aux Galeries Lafayette boulevard Haussman à Paris. Je n’y étais pour ma part jamais allé et c’est assez impressionnant, trois bâtiments de 6 ou 7 étages chacun. Chaque bâtiment est spécialisé dans un domaine, femme (le plus gros des trois bâtiment ^_^), homme et maison. Chaque niveau vend certaines catégories de produits. Il y même un McDo au quatrième étage, cela ressemble à un centre commercial à ceci près qu’il n’y a pas de séparation réelle entre les magasins. En se baladant, nous tombons sur l’étage des jeans et sur la marque qu’Emilie adore. J’ai nommé Melting Pot. On remarque au moment de l’achat qu’on peut avoir 15% de réduction si on prend la carte du magasin, Emilie comme moi pense qu’il s’agit d’une carte de fidélité. Elle coûte 7€ et la réduction est supérieure, ce qui au final permet de diminuer le prix du jean que nous voulions acheter.

A notre grande surprise, nous sommes amenés au service clientèle pour obtenir la carte qui est en fait une carte de crédit plafonnée à 500 euros d’achats. Il est qui plus est possible d’utiliser deux modes de paiements, le premier est instantané, le deuxième est à débit différé. Nous avons percuté lors de la présentation sur le côté malsain de ces pratiques. Pourquoi ajouter un système de paiement à une carte de fidélité ? Cela permet tout bonnement d’ajouter une deuxième carte de crédit et donc d’utiliser cette carte quand l’autre est vide par exemple. La possibilité de différer le paiement peut aussi avoir des effets très pervers pour des gens qui ne sont pas conscients ou qui ne font pas attention.

Je trouve dommage de multiplier les possibilités de paiements, au moins lors du retrait des cartes de fidélités de la Fnac, nous avons eu le choix…

Et si l’on autorisait les bacheliers à se connecter à l’Internet ?

Internet est entré dans nos vies depuis plusieurs années. Quelque soit l’âge diront certains, c’est un fait, les plus anciennes générations s’y mettent et découvrent comme elles le peuvent ce nouvel outil de communication. Internet a permis un partage des connaissances à l’échelle mondiale, rendant une très grand partie de ces connaissances accessible quasi instantanément grâce aux moteurs de recherche. Chaque nouvelle génération a toujours des facilités à s’approprier les nouveaux outils de communication. Rappelez-vous à quelle vitesse nous avons intégré les ordinateurs dans nos vies. Des personnes de cinquante ou soixante ans vous diront ne pas comprendre comment nous avons fais… L’accessibilité de l’informatique a en partie transformé Internet en une masse de connaissance qu’utilisent les jeunes générations. De très nombreux lycéens cherchent ainsi des réponses sur le net.

Ainsi le Danemark va tenter une expérience troublante, autoriser l’utilisation d’internet aux bacheliers. Je dois dire que je suis totalement contre pour diverses raisons.

  • la diminution de l’apprentissage par coeur
  • l’inégalité des élèves, un élève connaissant bien Internet trouvera plus facilement les informations)
  • l’apparition d’une nouvelle forme de triche

Qu’en pensez-vous ?

Article du journal Le Monde du 29 mai 2009